Dos copas mas y te olvido
Dos copas más y te olvido (Deux verres de plus et je t’oublierai)
Photographie, dessin
Paris
2022-2025
Cette série aborde le thème de la rupture amoureuse en explorant le processus émotionnel qui suit une séparation. Les images traduisent les multiples états d’âme qui jalonnent cette traversée.
Si toutes les histoires d’amour sont singulières, il existe une part d’universalité dans l’expérience de la rupture amoureuse : celle d’être habité(e) par un tourbillon d’émotions — l’incompréhension, la colère, la frustration, le désespoir, le vide, l’hésitation, la tristesse. Puis, avec le temps, viennent l’acceptation et l’apaisement. Enfin, la libération.
La rupture implique non seulement la perte d’une personne, mais également l’abandon de projets, de rêves communs et d’une partie de son identité.
Les personnages de Dos copas más y te olvido incarnent ces émotions et ces tourments à travers leurs gestes, leurs torsions et parfois leurs grimaces. Les dessins corporels du body painting renforcent cette impression d’un corps marqué, habité dans sa chair par le souvenir de l’être perdu.
La narration ne suit pas une chronologie stricte. Elle se présente davantage comme un espace intérieur dans lequel chaque spectateur, chaque spectatrice, est invité(e) à projeter ses propres expériences. Seule la dernière photographie est figée et clôt la série : dépouillée de tout ornement, elle suggère une conclusion autant qu’elle ouvre sur un passage et un possible retour à la vie.
This series explores the theme of romantic breakup by examining the emotional process that follows separation. The images convey the multiple emotional states that shape this journey.
While every love story is unique, there is something universal in the experience of a breakup: being overwhelmed by a whirlwind of emotions—confusion, anger, frustration, despair, emptiness, hesitation, sadness. With time come acceptance and healing. Finally, liberation.
A breakup involves not only the loss of a person, but also the abandonment of plans, shared dreams, and part of one’s identity.
The characters in Dos copas más y te olvido embody these emotions and inner turmoil through their gestures, contortions, and at times their grimaces. The body painting reinforces the impression of a marked body, inhabited in its very flesh by the memory of a lost loved one.
The narrative does not follow a strict chronology. Rather, it unfolds as an inner space in which each viewer is invited to project their own experiences. Only the final photograph is frozen in time and brings the series to a close: stripped of ornament, it suggests a conclusion while also opening onto a passage and a possible return to life.