Correspondances
Photographies
Paris, Porto, Bs Aires, Tokyo et Transylvanie
2012-2025
Je mène ce travail intuitivement et sans sujet prédéfini. J’y aborde des thèmes au sein desquels je me découvre, je me reconnais. Ma démarche consiste à créer et à mettre en scène un ensemble de personnages suggérant des aspects variés de ma personnalité, faisant de ce projet une proposition fragmentée, kaléidoscopique, travestie, où réel et fiction fusionnent.
Mes photographies sont métaphoriques ; elles mêlent diverses sources d’influence, des expériences affectives et imaginatives, ma double culture (sud-américaine et européenne), ma sexualité, l’érotisme, la mode, le syncrétisme religieux. En somme, c’est une manière de parler des choses qui me sont chères à travers des images alliant douceur et violence, sensualité, sens de l’humour et ironie.
Elles présentent des caractéristiques esthétiques similaires, se reproduisent et se déclinent comme une succession de tonalités différentes. L’esthétique du corps en mouvement est très présente ; je m’en sers comme d’une technique de narration. Dans l’ensemble, j’ai l’impression de suggérer une « chorégraphie visuelle ».
I approach this work intuitively and without a predetermined subject. I explore themes through which I discover and recognize myself. My practice involves creating and staging a constellation of characters that evoke different facets of my personality, making the project a fragmented, kaleidoscopic, and disguised proposition in which reality and fiction merge.
My photographs are metaphorical; they draw on diverse sources of influence—emotional and imaginative experiences, my dual cultural heritage (South American and European), my sexuality, eroticism, fashion, and religious syncretism. Ultimately, this work becomes a way of addressing what is dear to me through images that intertwine gentleness and violence, sensuality, humor, and irony.
They share recurring aesthetic qualities, repeating and evolving like variations in tone. The body in motion plays a central role; I use it as a narrative device. Overall, I feel that I am suggesting a “visual choreography.”